Mise à jour sur la situation du COVID19
Écrit par:
Alfred Lam, vice-président principal et directeur des placements
Stephen Lingard, gestionnaire de portefeuille principal et chef de la recherche
Vue d’ensemble :
- L’année 2020 s’annonçait assez bonne pour les bénéfices et la croissance économique, en partie du fait de la baisse des taux d’intérêt; cependant, ces dernières semaines, la propagation du coronavirus et le choc des prix du pétrole ont pesé sur les marchés.
- Le coronavirus est apparu en janvier 2020 en Chine, et les marchés nord-américains ont d’abord réagi comme ils l’avaient fait durant l’épidémie de SRAS de 2003, qui avait été rapidement contenue. Malheureusement, cette fois-ci, le virus s’est répandu dans le monde entier, suscitant de grandes inquiétudes. Cette pandémie nuit beaucoup à la consommation, puisque les gens restent chez eux, sans voyager ou sortir autant qu’avant.
- L’épidémie a grandement perturbé la Chine, où la chaîne d’approvisionnement a fonctionné à environ 20 % de sa capacité pendant un certain temps. Heureusement, dans ce pays, le nombre de nouveaux cas de coronavirus diminue de jour en jour et la situation commence déjà à s’améliorer.
- Vu l’incertitude qui règne, il est difficile de prévoir quel sera l’impact final de cette épidémie sur les bénéfices.
Guerre des prix du pétrole :
- On s’attendait à ce que les pays membres de l’OPEP ralentissent leur production pétrolière; or, l’Arabie saoudite, en conflit avec la Russie, a plutôt commencé à accroître sa production, plombant le prix du pétrole et déclenchant une guerre des prix. Ceci a provoqué une chute spectaculaire des prix du pétrole le lundi 9 mars, avec un effet très négatif pour le secteur canadien de l’énergie.
- Les marchés obligataires ont eux aussi baissé le lundi 9 mars parce que les investisseurs se sont attendus à une déflation.
- Les consommateurs utilisant moins de pétrole que par le passé, l’impact de la correction n’a pas été aussi important qu’il aurait pu l’être auparavant. Sur le plan positif, la diminution des prix du pétrole constitue une bonne nouvelle pour les consommateurs, puisque le prix de l’essence à la pompe a baissé au-dessous de 1,00 $ pour la première fois depuis longtemps. Ainsi, bien qu’elle constitue une mauvaise nouvelle pour les producteurs pétroliers, la chute du prix du pétrole à 30 $ US le baril comporte certains avantages.
- La situation actuelle n’est pas inédite, puisque le pétrole avait déjà baissé à 30 $ le baril en 2016. Il est difficile de dire combien de temps durera cette guerre des prix. Le seuil de rentabilité est d’au moins 40 $ le baril pour la Russie et d’environ 50 $ le baril pour les producteurs américains de pétrole de schiste, tandis que l’Arabie saoudite peut se tirer d’affaire avec des prix beaucoup plus bas.
Impact du coronavirus :
- Entre le 19 février et le 16 mars, les marchés ont chuté d’environ 10 % et toutes les monnaies étrangères ont monté par rapport au dollar canadien. Pourquoi les monnaies étrangères font-elles mieux que le dollar US et le dollar canadien? Avant le coronavirus, le Canada et les États-Unis avaient des monnaies à rendement élevé puisque leurs banques centrales pratiquaient des taux de 1,50 % à 1,75 %, comparativement à 0 % ou 0,25 % dans le reste du monde. Désormais, les marchés s’attendent à ce que les taux canadiens et américains tombent à 0 %.
- Bien que les banques centrales et les gouvernements aient été critiqués pour ne pas en avoir assez fait assez vite, leur réaction a été beaucoup plus rapide que lors des crises précédentes. Des outils comme les assouplissements quantitatifs étant déjà en place, les banques centrales peuvent acheter des obligations d’État, des obligations de sociétés, des parts de fiducies de revenu et des actions sans devoir attendre la conception d’un nouvel outil financier.
- Les banques centrales et les gouvernements mettent en place des programmes de relance qui ciblent l’économie réelle afin que plus de gens bénéficient des mesures de stimulation. On prévoit davantage de dépenses budgétaires et de baisses d’impôt, qui ne profiteront pas seulement aux détenteurs d’actifs financiers.
- Ces dernières semaines, les secteurs les plus performants ont été les biens de consommation de base, les soins de santé et les services publics. Les pires performances sont venues des secteurs de l’énergie et des services financiers en raison de la baisse des taux d’intérêt. Il est plus difficile pour les banques de réaliser des marges intéressantes lorsque les taux d’intérêt fléchissent et que davantage de gens redoutent une récession.
- Le 3 mars, la Réserve fédérale américaine a opéré une baisse de taux d’urgence de 50 points de base (pb), amenant les taux d’intérêt dans une fourchette de 1 % à 1,25 %. La Banque du Canada a abaissé ses taux de 50 pb pour les amener à 1,25 %. La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas réduit ses taux d’intérêt parce qu’ils sont déjà négatifs, mais elle met des fonds à la disposition des petites entreprises pour assurer la fluidité de leurs flux de trésorerie. La BCE autorise également une diminution du ratio de réserves obligatoires des banques pour permettre davantage de prêts, et les pays de la zone euro sont maintenant autorisés à faire des déficits budgétaires plus élevés et à dépenser davantage. La Chine agit elle aussi avec beaucoup de vigueur pour assurer la fluidité du marché du crédit, en injectant des fonds dans le système et en réduisant les réserves obligatoires et les taux d’intérêt. Si cela ne suffit pas, il faut probablement s’attendre à des mesures supplémentaires puisque c’est dans l’intérêt de tout le monde d’éviter une récession.
- Les taux des obligations souveraines à 10 ans ont chuté. Ils se situent à 0,5 % au Canada, 0,5 % aux États-Unis, 0,1 % au Royaume-Uni, -0,9 % en Allemagne, -0,4 % en France et -0,2 % au Japon, mais ils atteignent 1,4 % en Italie parce que les investisseurs s’inquiètent de la qualité du crédit dans ce pays.
Positionnement de Gestion d’actifs multiples CI :
- Les cours boursiers ayant beaucoup monté en 2019, les solutions gérées de CI ont profité de leur nette surpondération des actifs risqués, et nous avons continué de sous-pondérer les titres à revenu fixe sur fond de remontée des taux obligataires vers la fin de l’année. Nous avons amorcé 2020 avec plus d’optimisme à l’égard des actifs risqués, parce qu’avant le virus, la croissance du PIB semblait promise à une révision à la hausse sous l’effet de l’allégement de la politique monétaire.
- Bien que le marché boursier ait bien performé en 2019, une bonne partie de ses gains provenait d’une expansion des multiples. En effet, l’année a été difficile pour les fondamentaux. Loin d’augmenter, les bénéfices se sont inscrits en légère récession.
- Les obligations d’État offrent beaucoup de risque sans rendement. Les taux de rendement réel négatifs des obligations souveraines ne cadrent pas avec la solidité du marché observée avant l’épidémie. À notre avis, le marché sera durement touché à court terme, mais pas à long terme.
- De façon générale, dans la Série Portefeuilles, la Série Portefeuilles Select et les Portefeuilles FNB Mosaïque CI, les stratégies axées sur la valeur ont continué de sous-performer dans une conjoncture de faibles taux d’intérêt; le momentum est demeuré le facteur privilégié et l’ensemble du marché a surclassé les titres de valeur.
- Certains de nos gestionnaires axés sur la croissance ont tiré une surperformance de certaines sources d’alpha, y compris la sélection des titres, la sélection des secteurs et certaines positions étrangères. C’est ce dont nous avons besoin. La gestion active a un rôle important à jouer et nous nous attendons à ce qu’elle continue de nous aider lorsque les investisseurs se concentreront de nouveau sur les fondamentaux.
- Notre volet d’obligations mondiales a surperformé. Les taux mondiaux ont rapidement chuté et nous avons obtenu quelques gains de change parce que les obligations mondiales ne sont pas couvertes.
- D’après notre modèle dynamique, nous couvririons normalement les trois quarts de nos positions en dollars américains; cependant, nous ne couvrons actuellement qu’environ 50 % de ces positions dans nos portefeuilles.
- L’or pourrait briller dans la conjoncture actuelle. Le métal jaune ne verse pas d’intérêt et a déjà été considéré comme un actif gaspillé. Cependant, maintenant que les courbes de taux convergent vers 0 %, l’or pourrait receler un important potentiel de rendement si l’inflation monte. Nous augmenterons de façon plus progressive la pondération des actions dans nos portefeuilles. Nous voulons surclasser les marchés et tirer une valeur ajoutée de la présente correction.
- Les marchés du crédit sont tendus aux taux actuels et les écarts se creusent dans une grande partie du marché des obligations de sociétés. Nous nous réjouissons de voir surgir des mesures de relance budgétaire au moment où les assouplissements quantitatifs atteignent les limites de leur efficacité; ces assouplissements n’ont qu’un impact direct limité sur l’économie réelle, mais ils contribuent à réduire les primes de risque et à accroître la liquidité.
- Sur le plan du positionnement tactique, nous avons allégé notre exposition au crédit et, plus généralement, nous sous-pondérons les titres à rendement élevé et les marchés émergents.
- Nous sous-pondérons l’ensemble des obligations, y compris les obligations d’État, qui n’offrent à nos yeux aucune valeur à long terme. Nous cherchons des stratégies défensives de rechange, notamment dans le yen, le dollar américain et l’or.
- De façon générale, nous surpondérons les secteurs défensifs; les secteurs cycliques auront l’occasion d’émerger, mais plus tard. Nous profitons du recul boursier actuel pour étoffer le volet d’actions des portefeuilles à long terme, mais nous y allons de façon moins agressive dans les portefeuilles plus prudents destinés aux investisseurs qui ont besoin de liquidités.
- Les mandats prudents ont affiché le meilleur rendement, tout en accusant un certain retard par rapport aux indices de référence en raison de la sous-pondération de la duration dans les portefeuilles. Les portefeuilles de croissance sont en baisse, mais leur repli correspond généralement à celui des indices de référence.
Portefeuilles FNB Mosaïque CI
- Les portefeuilles Mosaïque se rapprochent de la neutralité, mais demeurent légèrement surpondérés en actions. Nous avons appliqué la méthode de la moyenne d’achat aux actions qui ont chuté, mais pas aussi vigoureusement que nous l’avion prévu. Notre portefeuille d’actions adopte une posture défensive, en surpondérant des facteurs comme le momentum et la faible volatilité et des secteurs comme l’immobilier, les services publics et les biens de consommation de base. Nous avons étendu la gamme des fonds alternatifs liquides en lançant notre nouveau Fonds alternatif de croissance mondiale CI Munro. Nous sous-pondérons l’exposition au crédit et la duration des titres d’État.
Catégorie de société gestion du revenu Select CI
- La Catégorie de société gestion du revenu Select CI, portefeuille très défensif destiné aux investisseurs prudents, affiche une bonne tenue par rapport aux fonds homologues. En fait, son rendement n’a pas bougé. Les effets de trésorerie étaient pondérés à hauteur d’environ 20 %, ce qui a été bénéfique dans un contexte où les effets de trésorerie apparaissent comme le meilleur moyen de préserver le capital.
- La Catégorie de société gestion du revenu Select CI est l’un des rares fonds de revenu canadiens à investir dans des catégories d’actif comme les lingots d’or et le yen. Nous jugeons le yen très efficace pour contrebalancer le risque au sein du portefeuille. Nous pensons tarder à augmenter la pondération des actions dans ce portefeuille qui s’adresse à des clients prudents qui ne peuvent tolérer la volatilité des marchés boursiers parce qu’ils risquent d’avoir besoin de liquidités à court terme.
- Sur la foi des résultats de nos tests de résistance, nous pensons que le portefeuille actuel subirait une perte annuelle de 2,5 % dans le pire des scénarios, ce qui en fait un placement très prudent. Nous ajusterons constamment le portefeuille en fonction des conditions du marché. Nous achèterons probablement des obligations d’État si les taux obligataires remontent, nous pourrions étoffer la pondération des titres de crédit si les écarts de crédit se creusent, et nous achèterons des actions si les cours boursiers baissent encore un peu. Ce produit ne nous impose pas de parcours préétabli et nous permet de choisir les placements offrant la meilleure valeur sur le marché.
Source : Bloomberg Finance L.P. et indice CSI 300
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Publié le 16 mars 2020.
